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Tous droits réservés. © Régie de l'aqueduc intermunicipale du Bas-Richelieu | 2017

Dans les années 1960, on commença à parler d'un aqueduc plus moderne, plus puissant, qui desservirait même les fermes. En campagne en effet, les puits individuels ne suffisaient plus en raison de l'augmentation des troupeaux et des exigences du Bureau d'Hygiène de Montréal quant à la qualité du lait. Si on creusait plus en profondeur, à 90 ou 100 pieds, on obtenait de l'eau en abondance mais celle-ci était salée.


L'histoire du nouvel aqueduc régional a été écrite par M. Claude Larose pour l'album souvenir du 225e anniversaire de Saint-Antoine, en 1975. Nous la reproduisons avec quelques mises à jour concernant les changements effectués à partir de 1982.


En 1965, on dut faire des réparations importantes à la prise d'eau située non loin de la station de pompage. On procéda de plus à une nouvelle installation de chlorination pour la protection des usagers.


Des études furent entreprises sous plusieurs angles afin d'améliorer le système. Des ententes étaient sur le point de conclure lorsque le Gouvernement, à la suite des autres études faites parallèlement dans la région voisine, édicta une ordonnance créant l'Aqueduc intermunicipal du Bas-Richelieu, le 3 septembre 1970, ordonnance numéro 191 de la Régie des eaux du Québec.


Celle-ci ordonnait aux corporations municipales des Villages et Paroisses de Saint-Antoine, Saint-Denis, Saint-Charles, Saint-Marc et Saint-Mathieu de Beloeil d'exercer les pouvoirs à elles conférés par le code municipal et d'adopter les règlements respectifs uniformes pour établir le "comité de l'A.I.B.R.", lequel verrait à construire une centrale de traitement d'eau et un réseau d'aqueduc dans les limites territoriales des municipalités, d'où une entente intermunicipale qui fut élaborée le 18 janvier 1971 par différents règlements adoptés dans chacune des municipalités concernées.

 

Ledit Comité se forma et une première assemblée eut lieu le 15 janvier 1971 sous la présidence de M. Arthur Benoît, maire de la corporation de la Paroisse de Saint-Denis.
Il s'agissait en premier lieu de construire une usine de traitement d'eau située dans la Paroisse de Saint-Denis. M. Guy Saint-Pierre, ministre de l'Industrie et du Commerce, procéda à la première pelletée de terre symbolique. L'inauguration officielle des installations eut lieu le 22 octobre 1972 et, depuis, le Bas Richelieu est desservi en eau potable de première qualité.

 

"Cette usine est une des plus modernes, avec traitement complet, ayant une capacité maximale de 25 000 m3/jour."

 

LE TRAITEMENT


Les différentes phases de traitement consistent principalement dans les opérations suivantes: malaxage, floculation, sédimentation, filtration rapide et l'addition d'un poly électrolyte.

 

Une conduite de 30 pouces amène l'eau brute à une station de pompage où des grillages fixes retiennent les herbes de la rivière. La capacité de cette station de pompage est de quatre millions de gallons par jour; pour la consommation actuelle, une seule pompe d'un million de gallons par jour suffit amplement.


L'eau brute est alors pompée et de l'alun liquide ainsi que du chlore y son ajouté par un mélangeur rapide de trois forces tournant à 172 tours/minute. Les produits chimiques sont mélangés durant une période dépendamment du taux de production.


Le floc se forme dans un bassin équipé d'un floculateur vertical. L'eau est ensuite dirigée dans le bassin de rétention et de sédimentation pour une période de 20 minutes seulement.
L'eau est décantée, puis filtrée au taux moyen de 1 250 000 gallons par jour pour une consommation annuelle de 375 000 000 gallons. L'eau est chlorinée automatiquement au taux de .2 parties par million et on y ajoute du bicarbonate de sodium afin de maintenir le PH à environ 7.2.


Ce qui rend cette eau si propre et sans odeur est sans nul doute le système d'ozoneur qui est un des plus modernes en Amérique. L'ozone ajouté à l'eau tue les bactéries et élimine les odeurs.


Le lavage du filtre dure 12 minutes seulement. L'eau de la réserve est amenée par une pompe de 60 forces fournissant 5 000 gallons par minute. Des laveurs de surface sont installés sur chacun des filtres afin de permettre le lavage du milieu filtrant. Un bassin de décantation retenant les saletés et l'alun est situé à l'arrière de l'usine afin de ne pas polluer l'eau.

 

EN CAS D'URGENCE


Une unité diésel de 300KW a été installée pour assurer un fonctionnement autonome durant les pannes d'électricité.
L'usine est également équipée d'enregistreurs et d'appareils de contrôle pour connaître le débit d'eau brute, d'eau filtrée, la perte de charge sur les filtres, le débit d'eau de lavage, le débit des pompes d'eau claire, le niveau de la réserve et la pression de l'eau livrée aux usagers. Une sonnerie automatique est installée afin d'avertir les opérateurs de tous changements soudains. Des tests précis sont effectués chaque jour par nos techniciens afin de fournir une eau de la meilleure qualité possible.
L'eau est entreposée dans les bassins ayant une capacité de 400 000 gallons. Enfin, l'eau est pompée dans le réseau grâce à trois pompes dont une de 125 forces pompant 1 400 gallons à la minute, une autre de 75 forces pompant 950 gallons à la minute et une troisième de 50 forces pompant 700 gallons à la minute.
Cette usine de filtration a été construite suivant les plans et devis préparés par les ingénieurs-conseils Roy, Bergeron, Gariépy, Leroux et Associés.

 

AGRANDISSEMENT POUR L'A.R.C.


En 1982, d'importants travaux d'agrandissement sont effectués pour permettre de fournir de l'eau au nouveau réseau de l'ARC (Aqueduc Richelieu-Centre) qui dessert les municipalités de Saint-Bernard, Saint-Louis, Saint-Aimé, Saint-David, Saint-Marcel, Saint-Jude, Saint-Barnabé et Saint-Hugues.


On agrandit l'unité de filtration et de décantation du côté nord-est ce qui permet de faire passer la capacité de traitement d'eau de quatre à six millions de gallons par jour. Un ajout de réservoir à l'avant de l'usine, sous le parterre, fait passer de 400 000 gallons à un million de gallons la quantité d'eau traitée mise en réserve.

 

LE PERSONNEL


Au départ, en 1972, le personnel comptait trois employés, MM. Gilbert Desrosiers, Nectaire Angers et Denis Leblanc. À partir de 1975, cet effectif s'accroît d'environ une personne par année pour atteindre 13 en 1989. Ces employés ont obtenu leur accréditation syndicale en 1983.


Cette augmentation de personnel a été rendue nécessaire par l'apparition des fuites d'eau du réseau de distribution à partir de 1975; ces fuites ne cessent d'ailleurs d'augmenter. De 50 réparées en 1978, elles atteignent 424 en 1988, dont 80 pour les deux municipalités de Saint-Denis.

 

LES DIRIGEANTS


Les présidents de l'A.I.B.R. ont été, tour à tour, tous les maires de chacune des municipalités. Quant aux secrétaires-trésoriers, on engagea d'abord M. Gilbert Desrosiers, du 1er avril 1971 jusqu'au 2 février 1974. Depuis cette dernière date, le poste est occupé par M. Pierre Bélanger. Notons que le "Comité" est devenu une "Régie" en 1982.


COÛT ET CAPACITÉ


Le centrale et le réseau ont coûté environ 10.2 millions de dollars. Le budget annuel est de deux millions de dollars dont un million au service de la dette. L'autre million est dépensé comme suit: un tiers en administration, un tiers en purification et traitement de l'eau et le dernier tiers en entretien du réseau.


Du milliard de gallons d'eau traitée annuellement, 33% sont consommés par l'A.I.B.R., 34% par l'A.R.C. et 33% pour les municipalités dites satellites de Beloeil et de Saint-Hyacinthe. Durant la saison estivale, l'usine fournit 5,6 millions de gallons par jour sur un potentiel de six millions au maximum.


C'est à dire que le réseau est utilisé de façon maximale. L'alimentation en eau potable de municipalités supplémentaires exigerait de nouveaux agrandissements à l'usine et même l'installation de nouveaux tuyaux.

Historique